RÉFORME 2026 · 132 PA immatriculées DGFiP →

→ Réforme

Factur-X, UBL, CII : quels formats pour la facture électronique ?

Factur-X, UBL, CII : les 3 formats acceptés DGFiP en 2026. Structure XML+PDF/A-3, mentions obligatoires, différences hybride/structuré, exemples concrets PA.

Rédaction Compafacturation — Équipe éditoriale indépendante

2 min de lecture

→ Sommaire

Le cahier des charges DGFiP impose trois formats pour les factures électroniques B2B domestiques. Comprendre ce que recouvre chacun aide à arbitrer entre PDP — certaines en supportent un seul, d’autres les trois.

Les trois formats acceptés

Factur-X

Format mixte combinant un PDF lisible humain + un fichier XML structuré embarqué dans le PDF. Standard franco-allemand, largement adopté par les éditeurs français.

Avantages :

  • Lisible visuellement par l’humain (PDF normal).
  • Données structurées exploitables par les machines (XML).
  • Adopté par la majorité des PDP françaises.

UBL (Universal Business Language)

Format purement XML, standard international (OASIS). Adopté à l’échelle européenne par PEPPOL (réseau de facturation électronique transfrontalière).

Avantages :

  • Standard international, interopérable avec les autres pays UE.
  • Format pivot privilégié dans certaines administrations.

CII (Cross Industry Invoice)

Format XML alternatif (UN/CEFACT), souvent utilisé en arrière-plan par Factur-X (le XML embarqué dans Factur-X est un sous-ensemble de CII).

Implications pour un artisan BTP

Vous n’avez pas à choisir un format vous-même : votre PDP gère le format pour vous, en assurant la conversion sortante (votre facture → format adapté au destinataire) et entrante (factures fournisseurs → format lisible par votre logiciel).

Ce qui compte pour vous :

  • Votre PDP doit supporter les trois formats ou au minimum Factur-X et UBL.
  • Si vos clients sont européens (export hors France), UBL via PEPPOL est un plus.
  • Méfiance d’un éditeur qui ne supporte qu’un seul format propriétaire.

Mentions obligatoires (inchangées)

La réforme ne modifie pas les mentions obligatoires sur la facture (article 242 nonies A de l’annexe II du CGI) :

  • Nom et adresse vendeur + acheteur.
  • SIRET, numéro TVA intracommunautaire.
  • Date d’émission.
  • Numéro de facture (séquentiel, sans rupture).
  • Désignation et quantité des biens/services.
  • Prix unitaire HT, taux TVA, montant TVA, total TTC.
  • Mentions spéciales BTP (TVA 5,5 ou 10 % rénovation, retenue de garantie, sous-traitance auto-liquidation).

La nouveauté est que ces données passent par un canal structuré et automatisé, pas qu’elles soient différentes.

Lancer le comparateur PDP →

À lire dans le cluster Réforme

Trouver ma plateforme en 8 questions →